LES ROIS MAUDITS : L'OEUVRE

LES ROIS MAUDITS : L'OEUVRE
<< Tous maudits, jusqu'à la septième génération ! >> : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et hasard ou malédiction , la prophétie semble se réaliser : pendant plus d'un demi-siècle, les rois se succèdent sur le trône de France, mais n'y restent jamais bien longtemps. D'intrigues de palais en morts subites, de révolutions dynastiques en guerres meurtrières, c'est la valse des Rois Maudits...

L'avenir de la France se joue pendant ces quelques années noires, période trouble de l'Histoire. Une époque extraordinaire, jamais ennuyeuse, comme romanesque... Maurice Druon , l'auteur , l'a bien compris, lui qui conte les histoires secrètes du royaume et des hommes, de leurs passions comme de leurs faiblesses qui bien souvent bouleversèrent le sort de la France.


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# Posté le vendredi 24 août 2007 12:42

Modifié le samedi 25 août 2007 07:19

MAURICE DRUON : L'AUTEUR

MAURICE DRUON : L'AUTEUR
Maurice Druon,né Maurice Kessel le 23 avril 1918 à Paris.
Il passe son enfance à La Croix-Saint-Leufroy, en Normandie, ou il fait la connaissance de Pierre Thureau-Dangin, fils du secrétaire perpétuel de l'Académie Paul Thureau-Dangin. Il fait ses études secondaires au lycée Michelet de Vanves. Lauréat du Concours général en 1936, il commence à publier, à l'âge de dix-huit ans, dans les revues et journaux littéraires tout en étant élève à Faculté des lettres de Paris puis à l'École libre des sciences politiques (1937-1939).
Élève officier de cavalerie à l'École de Saumur en 1940, il participe à la Campagne de France. Après sa démobilisation, il reste en zone libre, et y fait représenter sa première pièce, Mégarée. Il s'engage dans la Résistance et quitte la France en 1942, traverse clandestinement l'Espagne et le Portugal pour rejoindre à Londres les rangs des Forces françaises libres. Il devient l'aide de camp du général François d'Astier de la Vigerie, puis attaché au poste « Honneur et Patrie » avant d'être chargé de mission pour le commissariat à l'Intérieur et à l'Information et correspondant de guerre auprès des armées françaises en 1944 jusqu'à la fin des hostilités.
À partir de 1946, il se consacre à sa carrière littéraire, reçoit le Prix Goncourt (1948) pour son roman Les Grandes Familles et divers prix prestigieux pour l'ensemble de son œuvre. Le 8 décembre 1966, il est élu à l'Académie française au fauteuil de Georges Duhamel. Il accède à la célébrité avec sa saga historique littéraire, Les Rois maudits , adaptée en 1973 à la télévision. Il participe à la commission de réforme de l'ORTF.
Gaulliste historique, il reste durant toutes ces années engagé politiquement. Sa nomination comme ministre des Affaires culturelles en 1973, et ses déclarations menaçant les directeurs de théâtre subversifs de leur couper les subventions, provoquent une polémique. Il incarne une culture conservatrice, en rupture avec l'ouverture et la modernisation insufflée par Jacques Duhamel. Le 13 mai 1973, une procession funèbre symbolisant la mort de la liberté d'expression rassemble ainsi, à l'initiative de plusieurs metteurs en scène, dont Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent et Bernard Sobel, plusieurs milliers de manifestants. Il n'est pas reconduit en 1974, puis est élu député de Paris de 1978 à 1981. Il occupe divers postes diplomatiques ou politiques comme membre du Conseil franco-britannique ou représentant aux Assemblées parlementaires du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe occidentale.
Secrétaire perpétuel à partir de 1985, il choisit en 1999 de renoncer à cette fonction, cédant la place à Hélène Carrère d'Encausse. Comme académicien, il intervient régulièrement sur l'évolution, qu'il souhaite très lente, de la langue française face à la société, particulièrement hostile sur la féminisation des mots. En 2006, sa critique du français « pittoresque » des Québécois, comparée à la langue « très sûre, très pure, très exacte » cadrée en France au XVIIe siècle lui a valu plusieurs critiques au Québéc].
Il est également membre de plusieurs académies, comme celle de Bordeaux, d'Athènes, l'académie du royaume du Maroc et l'Académie roumaine. Il est aussi partisan de la reconstruction du Palais des Tuileries. Il collabore également comme chroniqueur au Figaro, rassemblant ses écrit plusieurs ouvrages dont Le Bon français (1996-1999) et Le Franc-parler (2001-2002).









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# Posté le vendredi 24 août 2007 12:56

Modifié le samedi 25 août 2007 03:09

LES ROIS MAUDITS : LA SERIE TELEVISEE

LES ROIS MAUDITS : LA SERIE TELEVISEE
DVD
# Réalisateur : Claude Barma
# Scénariste : Marcel Jullian
# Musique: Georges Delerue
# Nombre de disques: 3
# Durée : 630 minutes

DISTRIBUTION
# Jean Piat : Robert III d'Artois
# Hélène Duc : Mahaut d'Artois
# Louis Seigner : Spinello Tolomei
# Jean-Luc Moreau : Guccio Baglioni
# Catherine Rouvel : Béatrice d'Hirson
# José-Maria Flotats : Philippe V le Long
# Georges Ser : Louis X le Hutin
# Geneviève Casile : Isabelle de France
# Jean Deschamps : Charles de Valois
# André Luguet: Hugues de Bouville
# Michel Beaune : Édouard II d'Angleterre
# Claude Giraud : Lord Roger Mortimer
# Georges Marchal : Philippe IV le Bel
# Muriel Baptiste : Marguerite de Bourgogne
# Catherine Rich : Jeanne de Bourgogne
# Catherine Hubeau : Blanche de Bourgogne
# Monique Lejeune : Clémence de Hongrie
# Anne Kreis : Marie de Cressay
# Jean-Louis Broust : Édouard III d'Angleterre
# Benoît Brione : Philippe VI de Valois
# André Falcon : Enguerrand de Marigny
# Henri Virlojeux : le cardinal Jacques Duèze/Jean XXII
# Claudine Raffali : Eudeline
# Georges Staquet: Lormet
# Gilles Béhat :Charles IV le Bel
# Jean Chevrier: Gaucher de Châtillon
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# Posté le vendredi 24 août 2007 13:10

Modifié le samedi 25 août 2007 03:15

LES ROIS MAUDITS : LA SERIE TELEVISEE


Décembre 71 - Le premier tour de manivelle est donné. Cette réalisation est l'une des premières à reconstituer uen fresque historique et romancée pour la télévision. Un an de travail sera nécessaire pour que chacun des six tomes de l'oeuvre de Druon devienne un épisode.
Au final , la fresque représente neuf heures de passions , d'intrigues, de guerres et de chevaliers. Au générique on retrouve une centaine de noms: Claude Barma a su réunir un prestigieux plateau de comédiens venus , pour la plupart , du théâtre comme Georges Marchal , Louis Seigner , Geneviève Casile et el flamboyant Jean Piat.
Pour mettre en valeur leur prestation , le décorateur Maurice Valay a créé un monde magique fait de tulles. L'étonnante sucession de décors ( 35 à 40 par épisodes ) a nécessité plus de 25000 mètres carrés de tissu dont 16000 peints !

Décembre 72 - La première diffusion est proche. Les journeaux s'emparent du sujet : Les Rois Maudits ne laissent personne indifférent. Certains critiques fustigent cette dramatique qu 'ils trouvent trop violente et sulfureuse ; mais le public , seul juge , se passionne pour le destin de ces personnages avide d'argent , de pouvoir et de chair ...
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# Posté le samedi 25 août 2007 03:28

TOME 1 : LE ROI DE FER

TOME 1 : LE ROI DE FER
PROLOGUE

<< Au début du 14ème siècle , Phillipe IV , roi d'une beauté légendaire , règnait sur la France en maître absolu. Il avait vaincu l 'orgueil guerrier des grands barons , vaincu les Flamands révoltés , vaincu l' Anglais en Aquitaine , vaincu même la Papauté qu'il avait installé de force en Avignon. Les parlements étaient à ses ordres et les conciles à sa solde.
Trois fils majeurs assuraient sa descendance.Sa fille était mariée au roi Edouard II d'Angleterre. Il comptait six autres rois parmis ses vassaux, et le réseau de ses alliances s'étendaient jusqu'à la Russie.
Aucune richesse n'échappait à sa main. Il avait tour à tour taxé les biens de l'église, spolié les Juifs, frappé les compagnies des banquiers lombards. Pour faire face aux besoins du trésor il pratiquait l'altération des monnaies. Du jour au lendemain, l'or pesait moins lourd et valait plus cher. les impôts étaient écrasants: la police foisonnait. Les crises économiques engendraient ruines et pénuries, qui elle mêmes, engendraient des émeutes étouffées dans le sang. les révoltes s'achevaient aux fourches des gibets. Tout devait s'incliner , plier ou rompre devant l'autorité royale.
Mais l'idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d'Etat dominait toutes les autres. Sous son règne la France était grande et les Français malheureux.

Un seul pouvoir avait osé lui tenir tête: l'Ordre souverain des chevaliers du Temple. Cette colossale organisation , à la fois militaire , religieuse et financière , devait aux croisades , dont elle était issue , sa gloire et sa richesse. L'indépendance des Templiers inquiètait Phillipe Le Bel , en même temps que leurs biens immenses excitaient sa convoitise. Il monta contre eux le plus vaste procès dont l'histoire de France ait gardé le souvenir , puisqu'il dura sept ans et pesa sur près de 15 000 inculpés.
C'est au terme de cette septième année que commence notre récit . >>
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# Posté le samedi 25 août 2007 04:18